USF OMNISPORTS

La vie du club

“Le confinement a changé la vision du sport…”

Après la réforme du sport en France, l’État reste à nos côtés, d’une manière différente, en matière de développement, en matière régalienne et en matière de conseil.

Si l’on prend uniquement la dynamique autour des Jeux de Paris 2024, nous avons de très belles perspectives pour les années à venir.

Le service jeunesse, vie associative et sports est rattaché à la Direction départementale des Services de l’Éducation Nationale (DSDEN). Cette nouvelle organisation devrait permettre de valoriser la continuité éducative (cohérence entre le temps scolaire péri et extrascolaire) avec le sport au cœur de cette dynamique.
 Organisation renforcée par la présence du ministère des sports au sein du ministère de l’éducation nationale décidée lors du dernier remaniement ministériel.
Au bout de cette saison, certes, plutôt chaotique en raison de la situation sanitaire, nous n’avons pas beaucoup vu de changement si ce n’est le rôle prépondérant des fédérations dans la réponse aux dossiers des subventions dans le cadre de L’Agence National du sport.

Un club omnisports tel que le nôtre ce sont d’abord des êtres humains hommes et femmes qui donnent de leur temps, sont des passionnés, des professionnels, des bénévoles, des sportifs. Nous ne sommes pas hors de la société et nous avons été confronté de plein fouet avec les « affaires » de violence sexuelle. Si notre club a déjà connu par le passé malheureusement quelques situations délicates, et si nous comprenons l’exigence de référence pour les parents et participons à la protection de nos jeunes adhérents, nous devons maintenant parler d’honorabilité. Tout l’ensemble de l’encadrement bénévole et professionnel doit être licencié et les fédérations vérifient le casier judiciaire. Nous sommes loin de la spontanéité et de la confiance d’antan…

Un autre principe moral auquel nous sommes confrontés est celui de la liberté de conscience des usagers.

Le respect du principe de laïcité dans le cadre de l’activité ou de la pratique sportive doit concilier en permanence trois exigences :

— la manifestation de la liberté de conscience du pratiquant sous réserve du respect de l’ordre public ;

— l’exigence de neutralité des collectivités territoriales dans l’organisation et l’accès aux activités sportives ;

— l’exigence de neutralité des dirigeants, des arbitres et des encadrants des fédérations sportives agréées, de leurs organes déconcentrés (comités, ligues clubs) et le cas échéant des ligues sportives professionnelles.

Le principe de neutralité devra faire l’objet d’une décision de la direction du club afin de préserver la liberté de conscience de chacun.

L’évolution du virus de la Covid-19 est réelle et inquiétante, surtout pour les personnes les plus vulnérables et les plus précaires.

 Les dispositions visant à limiter sa propagation doivent être renforcées, tout en apprenant à vivre avec pour que la vie des gens ne se résume pas au travail, ou à la perte de ce dernier, et à un semi-confinement. Dans ce cadre, les associations sportives, de par leur expérience et leur compétence, sont justement un levier.

Les protocoles sanitaires des fédérations n’ont cessé d’être améliorés et ont fait l’objet de validations successives par le Ministère des Sports afin de trouver une stricte application.

Nous, vous avez joué un rôle exceptionnel en tant que responsables , 9 fois sur 10 bénévoles, pour adapter l’accueil des pratiquant·e·s à des protocoles sanitaires respectueux de la sécurité de chacun·e.
Tous ces efforts continus pour garantir la meilleure sécurité de pratique.

Face à la crise que nous traversons, nous sommes plus que jamais mobilisés pour porter nos intérêts et peser dans les décisions des pouvoirs publics. Aux parlementaires et à nos partenaires institutionnels, pour alerter sur la situation dans laquelle se trouvent l’USF

Nous saluons l’action des pouvoirs publics durant la période de confinement (activité partielle, exonérations de charges, …).

Nous soutenons les annonces pour aider à la création d’emplois, soutenir les clubs, favoriser la transition énergétique des équipements sportifs et le développement numérique.

Mais la crise économique et sociale est devant nous.

Le sport, à l’instar du tourisme et de la culture, est l’un des secteurs d’activités les plus affectés par la crise sanitaire, économique et sociale. Avec la rentrée, les associations sportives sont dans une situation d’urgence :

•          Baisse de l’ordre de de 30 à 50% du nombre de licenciés

•          Baisse des ressources liée aux contraintes sanitaires ;

•          Baisse significative de fréquentation conduisant à une baisse de 30 à 50% du chiffre de nos recettes

La survie de bon nombre de sections et des emplois qui y sont attachés est en jeu.

Le sport contribue significativement à la vie économique et sociale. Il constitue également une réponse à des enjeux sociétaux majeurs de cohésion sociale, d’éducation, de bien-être et de bienfait pour la santé.

En cette période inédite, le sport relève de l’intérêt général et peut participer non seulement à une reprise d’activité soutenue, mais aussi constituer un des éléments fondateurs de « la vie d’après ».

Nous appelons de nos vœux, dans un esprit de collaboration, à des décisions rapides et fortes capables de renforcer la confiance qui, dans sa diversité, participe au quotidien à la vie de nos adhérents.

 Enfin cette crise nous fait réfléchir sur le devenir de notre club

– Le confinement a changé la vision du sport nous dit une étude (étude IFOP – Urban Sports Club)

Selon celle-ci, 89 % des Français estiment qu’avoir une activité physique favorise le bienêtre et fait du bien au moral.

Il est à noter que 60% des Français voient le sport comme une soupape de décompression en confinement ou en télétravail. D’ailleurs, il ressort de cette étude que 43% des Français ont eu une activité physique plus importante en confinement.

Dans le même temps, il ressort également que :

29% des Français prévoient de suivre des cours en ligne ;

36 % des Français souhaiteraient avoir un abonnement unique leur permettant l’accès à différents types de sport sous divers formats (en ligne, en salle, en extérieur) ;

33 % des Français aimeraient que leur entreprise propose un accès à des cours de sport.

 Cela nous ouvre des perspectives que nous devrons explorer au cours des prochains mois. Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant.

 Je vous remercie de votre attention.

Gilbert VAUTHIER – AG USF 2019 – 26 septembre 2020

Consultez ici le PV de l’assemblée Générale 2019

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